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 Journal d'un Quotidien - 9 jours avant un changement.

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MessageSujet: Journal d'un Quotidien - 9 jours avant un changement.   Jeu 16 Sep - 14:46

Il y a neuf jours


Cette ville qui il y a quelque heure baignait dans la chaleur, se meurt. Le soleil, astre de la vie laisse peu à peu sa place à son homologue de la nuit. Comme pour lutter contre cette fatalité, les premiers réverbères prennent vie et envahissent la ville de leur généreuse lueur. Au loin, une construction attire l'attention. En effet, l'une de ses chambres ne laisse transparaître aucune vie. Bientôt, le grincement d'une porte se fait entendre et brise subtilement un silence confiné. L'escalier jubile intimement car l'unique ascenseur de l'appartement est une fois de plus en panne. Chaque pas arrache une plainte à ces vieilles marches qui sont la mémoire de bien des passages.

Son regard se pose sur ce chiffre qui le dévisage au quotidien. Lui-même fièrement ancré dans cette porte qui le sépare de son havre. L'appartement vétuste a cette odeur chargé d'un lointain passé. Sa main effleure le mur sur sa droite. Une lumière jaunâtre lève le voile sur ce qui auparavant était invisible. Le parquet malmené depuis des années par la succession d'hôte peu scrupuleux de son état, possède un certain charme. Chaque meuble est façonné dans le bois, contribuant avec élégance à cette ambiance si particulière. Le tapis, vert malachite, délimite cette frontière, ce lieu de vie, et il domine et apaise.

Comme à son habitude, il se posera durant de longues heures dans ce fauteuil qui lui plaît tant. Une bibliothèque richement garnies et éclectique attire l'attention, c'est en effet le meuble le plus imposant et celui qui attire les regards les plus curieux. A la droite de celui-ci, le bureau semble complètement dénué d'intérêts. En effet, son style épuré et son utilité ne lui confère qu'un second rôle. Juste bon à être le support d'une pile de dossiers qui doivent être encore consultés. Il faudra une fois de plus ignorer l'appel d’ouvrages et romans fantastiques pour jongler avec les chiffres de bureaucrates sans scrupules.

Il est à présent 23h30. Le silence omniprésent ne se voit troublé que par les grattements d'une plume sur un épais papier. Des chiffres encore des chiffres. Une indescriptible frustration quotidienne. Quelle folie l'avait donc conduit à un tel choix de carrière. Était-il à ce point si désespéré. Il finirait un jour par craquer, toute cette amertume et haine engrangées au quotidien et durant de nombreuses années éclateraient au grand jour. Dieu seul sait qui serait la triste victime d'un être exploité et haïssant jusqu'à même sa propre espèce.

Au diable le travail, l'heure annonce un repos bien mérité. Il étouffe et la fenêtre s'ouvre pour lui offrir un peu de fraicheur. Avant de sombrer dans la douce étreinte de Morphée, son regard contemple un ciel étoilé. Le rêve domine la raison, les paupières se font lourdes et bientôt il sombre dans le rêve.



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MessageSujet: Re: Journal d'un Quotidien - 9 jours avant un changement.   Ven 17 Sep - 16:51

Il y a huit jours


Une nuit de plus qu’il serait préférable d’oublier. Cela devenait de plus en plus récurrent malheureusement. Ces insomnies ponctuées de réveils en plein milieu de la nuit commençaient sérieusement à l’inquiéter. Toujours ce même cris qui le sortait avec violence de sa quiétude nocturne. La respiration saccadée, il déglutit péniblement tout en prenant conscience qu’il était sujet à une nouvelle nausée et qu’il tremblait encore face à cette chimère sans nom. Quittant le doux confort de son lit, il s’assit un instant plongeant sa tête entre ses mains, comme pour reprendre son souffle après un pénible effort.

Quelque pas plus tard, il faisait face au miroir de la salle de bain qui lui renvoyait une image bien piteuse de sa forme. De profondes cernes, le teint bien trop laiteux pour être naturel, la réalité était indiscutable. Il faudrait vraiment faire quelque chose sans quoi il ne pourrait plus très longtemps tenir un tel rythme. Il fixa durant un instant sa montre qui, après consultation le fit jurer. Une infime lueur peinait à se faire une place parmi les ténèbres, mais bientôt, le soleil gagnerait cette lutte éternelle. Bien que ce spectacle lui fût agréable, il annonçait surtout une heure matinale, bien trop matinale à son goût. Exténué, il se demandait s’il aurait la force de se rendre sur son lieu de travail. Inutile de tenter un retour au lit, il ne trouverait plus le sommeil.

La main légèrement tremblante, il décida de porter son attention sur le téléphone. La main fébrile, son majeur enfonça le zéro suivit de trois autres chiffres avant de marquer une pause. Il était troublé voire terrorisé, il n’y arrivait décidément pas. Ce monsieur Helmer le terrorisait complètement, sa voix, ce qu’il véhiculait, tout était sujet à l’impressionner. Face à cet homme, il perdait toute consistance. Vaincu, il raccrocha sans même avoir composé le numéro du bureau. Après une douche résolument rapide, il s’habilla en toute hâte avant de quitter son appartement. Dans l’escalier, Monsieur Alrick : le concierge, le salua et continua ainsi à errer parmi les nombreux couloirs comme à son habitude.

- Bonjour Monsieur Zackiel, vous êtes bien matinale cette semaine, vos horaires auraient-ils changé ?

Malgré la douche, Zackiel mis un certain temps avant de prendre conscience qu’une personne s’adressait à lui. Cette voix mielleuse appartenait à la fille du concierge. Une jeune femme qui avait fêté tout récemment ses 25 ans. Des yeux verts magnifiques, une chevelure feu aux boucles soyeuses et un sourire à déstabiliser l’incarnation même de l’indifférence. Une personne simple mais au combien charmante. Émergeant peu à peu dans réalité, il déglutit et répondit péniblement.

- Pas tout à fait, enfin , je … oui c’est ça, quelque dossiers qui doivent être vérifiés.

La jeune femme ne lui tint pas rigueur pour ce stress qui était extrêmement palpable, elle ponctua sa phrase d’un joli sourire avant de lui souhaiter une agréable journée.

Quel idiot, ça ne pouvait être guère pire que ce Monsieur Helmer, aucune comparaison. Il avait une fois de plus perdu ses moyens. Il marmonna avant de frapper de plein fouet un homme qui venait dans le sens imposé.

- Espèce de crétin, vous ne pouvez pas regarder où vous mettez les pieds ? Encore en train de rêvasser et à maudire votre entourage.

Monsieur Dalkins, un habitué de l’immeuble : ancien actionnaire d’une multinationale qui avait fait faillite. Un homme d’une certaine prestance et arrogant de surcroît. Un regard à vous glacer le sang, des lèvres fines, et cette moquerie latente dans chaque mot qu’il pouvait prononcer. Il aurait très bien pu être de la famille de Monsieur Helmer, chef du département économique où se rendait présentement Zackiel.


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MessageSujet: Re: Journal d'un Quotidien - 9 jours avant un changement.   Sam 25 Sep - 23:23

Il y a sept jours


Fraiche nuit d’été, brise timide mais au combien agréable, il ne manquait plus qu’un lieu propice à notre petit groupe pour flâner tranquillement. Loin du tumulte fréquent d’une ville qui ne dormait jamais, Alrik paradait fièrement dans les rues aux petites heures de la nuit, ce qui n’était pas pour lui déplaire. Costaud, une tête démesurée, de grands yeux et un sourire malsain, de quoi faire défaillir les regards les plus courageux. A sa droite, Marc, une brindille. Nettement plus petit que Alrik, il avait à l’instar de son compagnon un air menaçant voire infréquentable, il portait à merveille la soif des vices qu’il avait pour estime. Enfin, Lark , le cerveau de la bande, l’opposé de ses deux amis, une tête qui aurait pu être monsieur tout le monde ; beaucoup plus discret mais un être imprévisible. Il avait une emprise certaine sur ses deux amis qui auraient pu sans la moindre difficulté le maîtriser. Pourtant, c’était lui qui détenait la vérité, il savait tout sur tout, les autres n’étaient que des pions prêts à assouvir sa moindre envie.


Non loin d’un parc quelconque ou la lumière faisait défaut, le groupe prit ses aises aux abords d’un banc qui avait triste mine : planches arrachées, tag et autres blessures infligées au fil du temps. Alrik promenait ses yeux à la recherche d’une quelconque distraction tout en expulsant généreusement de ses poumons de la fumée. Marc, affalé sur le banc fixait le ciel visiblement terrassé par l’alcool qu’il avait ingurgité tout au long de la journée. Lark quant à lui était la seule personne lucide du groupe scrutant le moindre mouvement qui s’offrait à lui.


Au loin, un homme brisa la monotonie des ténèbres et apparu sous la lumière d’un réverbère qui bordait le parc. Pauvrement vêtu, l’homme obéissait aux envies pressantes d’un chien visiblement avide de promener sa truffe sous la moindre surface se présentant à lui. Le rire gras de Alrik brisa le silence du parc lorsque l’animal pris pour assaut l’une des poubelles du parc. Marc émergeait et dû fixer durant un long moment ses compagnons avant de reprendre pied. Décidément, c’était de la bonne marchandise pensa-t’il avant de fouiller ses poches à nouveau afin d’assouvir une accoutumance de plus en plus importante.

- Marc, tu devrais arrêter cette merde, ça va te tuer si tu continues à ce rythme. Dit Lark d’une voix calme et posée.

- Lark, je n’ai plus 13 ans, crois-moi, tu devrais te laisser aller, tu es trop sérieux.

- Je suis comme ça et je n’ai pas besoin de ton poison pour délirer, tu ne sais même pas d’où vient cette saloperie. Dit Lark avec une pointe de mépris dans la voix.


Alrik d’un raclement de gorge participa à sa façon avant de se lever et vider sa bile à même le sol. Ce porc n’avait décidément aucune tenue .

- Bordel, je meurs de soif. Je vais me prendre une bière, vous venez les gars ? dit Alrik, impatient et déjà sur le coup du départ.

Seule l’indifférence de ses deux compères résonna et l’accompagnait déjà vers le fruit de sa tentation. Alrik vit au loin l’enseigne lumineuse qui lui délivrerait bientôt la bière tant convoitée. Poussant la porte d’un geste mal assurée, le tintement d’une probable cloche annonçait son entrée dans un commerce à l’espace exigu et confiné; mal éclairé, une atmosphère irrespirable et un vendeur qui somnolait tout en gardant un œil attentif sur son nouveau client. Alrik mis rapidement la main sur un pack de six canette au prix dérisoire, mais cela ferait l’affaire pour entretenir une déchéance proche de son apogée. Il salua le patron avant de quitter le commerce en toute hâte pour rejoindre ses amis. Le retour était bien plus laborieux, en effet, déjà le vestige de 3 canettes jonchait le sol du parc, Alrik titubait dangereusement avant de succomber à une terrible nausée et ainsi vider le contenu de son estomac. Bien que robuste, Alrik dû se coucher de tout son long pour reprendre ses esprits, sa tête lui tournait et les nausées n’avaient pas complètement disparue.

- Monsieur …

Avant qu’il n’ait l’opportunité de découvrir l’identité de cette mystérieuse voix, Alrik eu l’impression que son crane venait de littéralement exploser. Il gisait inerte, assommé sous le rire lugubre d’une ombre.


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MessageSujet: Re: Journal d'un Quotidien - 9 jours avant un changement.   Lun 15 Nov - 12:44

Il y a six jours

Le café fumant sur la table, le regard plongé dans le quotidien. Zackiel profitait de son dimanche. Une agréable vue, quelques passants accomplissant leurs tristes quotidiens dans de longues et insignifiantes marches, quel gâchis pensa-t'il tout en reposant sa tasse de café. Amusant, c'est précisément ce mot qui éclata dans son esprit qui encore peinait à immerger après une nuit pénible. Tous les journaux parlaient de la même affaire, la télévision, internet, faisaient leurs choux gras sur la mort d'un homme. Et bien, ce monde n'a toujours pas changé, il continue sa longue et infinie chute dans la déchéance

X a été retrouvé le crâne complètement éclaté, à même le sol non loin d'un petite magasin de nuit. Aucun témoin, pas même le vendeur de la supérette n'a pu témoigner. L'affaire préoccupe personnellement la police locale, l'homme a également subit de nombreux sévices post-mortem, l'oeuvre d'un véritable flou. Pour plus d'infor .......

Triste nouvelle, des sévices, mais où allons-nous, pensait-il tout en prenant soin de jeter ce tissus de bêtises loin de ses yeux fatigués. C'était probablement les prémices de quelque chose de bien plus sordide. Zackiel en était convaincu, sa petite fibre d'enquêteur qu'il avait amélioré au fil de lectures et surtout grâce à un ami de longue date ayant ses entrées à la police s'éveilla soudainement. Il irait lui parler. La curiosité, ce vilain défaut était véritablement jouissif pour Zackiel, quel bonheur de se mettre dans la tête de ces misérables fous et de tenter de les comprendre.

Complètement dénué d'intérêt pour sa propre vie, il attendait un changement qui n'arrivait pas. Il aurait fichtrement été bienvenue que ce pauvre malheureux soit en fait son chef de secteur. Quel bonheur, il en aurait ri durant des jours, se pressant de rendre hommage à l'homme qu'il abhorrait le plus au monde. Il se serait présenté à la famille, aurait été sincère dans sa désolation de voir une famille abandonnée, mais aurait jouis d'un bonheur immense, voyant la dépouille de cette sous-merde posé à même ce cercueil de bois. Il aurait fixé ce monstre durant des heures, se remémorant les humiliations et les critiques reçues à longueur de journée. Malheureusement, le fantasme n'en était bien qu'un. L'homme mort, n'était qu'un pauvre pion d'une société pourrie et au combien laide. Décidément, il lui manquait une aide, une influence, ce petit coup de pouce qui le changerait. Il en avait marre de cette existence, selon lui, il méritait bien mieux que cette fonction humiliante.

L'heure viendra, bientôt, il aurait son mot à dire. Il en était convaincu, sa petite liste en tête, il ferait ce qu'il devrait faire. Rendant la monnaie à ces personnes qui avaient osé tout le long de son ascension dans la vie, à lui mettre des bâtons dans les roues et rendant cauchemardesque son quotidien. La vengeance, quel mot si raffiné.

Zackiel quitta le confort de son fauteuil préféré, posa sa main sur le téléphone et composa un numéro qu'il avait pour habitude de réaliser. Un craquement sonore annonça que l'appel avait bien aboutit.

- Oui allo, Martin Alder, département légiste, je vous écoute.
- Martin c'est moi, Zackiel.
- Bon sang ! Ça fait un sacré bout de temps que je n'ai plus eu de tes nouvelles, l'ami, alors comment vas-tu ?
- Rien de bien spéciale tu sais, c'est toujours pareil, mais je suis bien content d'entendre ta voix.
- Moi aussi, moi aussi, à l'occasion, il faudrait se boire un verre, j'ai tellement de boulot, surtout avec ce dernier ...
- Justement, tu vas avoir l'occasion, j'aimerai venir te voir au boulot.
- Zackiel, tu sais que ce n'est pas toujours simple, il faut justifier la présence des personnes extérieures, tu le sais.
- Je sais Martin, en souvenir du bon vieux temps ?
- Bon, d'accord, disons que je t'en devais une, viens me voir demain à 4h du matin, aucun risque que le bureau soit fréquenté à cette heure.

- A demain Martin.
- A demain Zackiel.



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MessageSujet: Re: Journal d'un Quotidien - 9 jours avant un changement.   Mer 17 Nov - 10:29

Il y a cinq jours


Nombreux nuages à l'horizon annonçaient la couleur de la journée, du moins, ce ne serait pas la présence d'un soleil qui dominerait mais bien une pluie qui arroserait volontiers une ville qui n'avait guère besoin de cette ambiance particulière.
Au vu de la dominance de cette menace atmosphérique, il faudrait compter sur ce temps tout le long de la journée.

Zackiel prit sa veste et un chapeau qu'il ne quittait jamais lorsque le temps l'y invitait. Somme toute, l'humain n'était guère un grand orateur du soleil, bien au contraire. Préférant de loin la compagnie du froid, la pluie était un élément qu'il acceptait. La pluie, un fardeau pour les autres, une prophétie pour Zackiel, en effet, selon lui, elle lavait la souillure du monde. Lorsque ce monde suintait de trop sa propre déchéance, il fallait se laver de celle-ci. Un peu comme l'eau que l'on use pour enlever le sang de ses mains. Cette pensée fit sourire l'humain qui, serait traité de fou si il osait faire part de sa vision à la population qui l'entourait. Une bande de misérables, tous des incapables. Le bus arrivai à l'arrêt et déjà, Zackiel se dirigeait au point de rendez-vous.

Qu'avons-nous donc aujourd'hui tout en scrutant les sièges d'un bus vieillissant.
Une mégère, regardez-moi cette mégère qui empoissonne son esprit dans ce déchet relatant la vie passionnante des peoples, et cet homme se croyant discret, roulant cette chose. Misérable, certain aimerait éviter la mort, toi tu te la donnes

C'était un jeu qui apportait énormément à Zackiel, une façon pour lui de faire perdurer une haine qu'il avait pour ses semblables, il voulait se différencier de cette honteuse race humaine, non, décidément il n'était guère comme eux.

Cet enfant ne fait que pleurer, et cette idiote écoute de la musique, que c'est pitoyable, j'hésite ... Étrangler cette traînée avec le câble de ses écouteurs, ou jeter par dessus bord son fils qu'elle ignore parfaitement ...

Le voyage prit fin, Zackiel quitta ce cercueil ambulant et se dirigeait déjà vers la porte qui ouvrait vers un premier laboratoire. Scrutant sa montre, il était 3h00 du matin. Aucune chance de croiser la moindre personne. Même les légistes qui avaient pour habitude de travailler jusqu'au petites heures de la nuit avaient besoin de repos. Frappant à trois reprises, Zackiel attendait l'ouverture de la porte par son ami, Martin. La porte grinça, visiblement, elle n'avait jamais eu la chance de voir ces mécanismes graissé afin de ne pas offrir ce couinement pénible.

Martin se tenait habillé de circonstance, des pochettes énormes sous les yeux, le teint laiteux. Il semblait malade ou en phase terminale. Il invita Zackiel à pénétrer dans son illustre lieu de travail. Une odeur vint rapidement attaquer les narines de Zackiel. Un odeur de mort, de cadavre. Somme toute, ce n'était pas la première fois qu'il sentait pareille odeur, mais il fallait un certain temps pour s'en accommoder. Martin lui présenta un petit pot sans la moindre étiquette, Zackiel trempa son doigt dans l'étrange mixture et badigeonna le dessus de sa bouche, du moins la mixture devait se trouver sous les narines afin d'atténuer cette odeur particulière. Cela fonctionnait à merveille et enfin Zackiel put s'approcher vers la convoitise.

- Le crâne à subit un traumatisme conséquant, ce qui est étrange c'est que je ne peux définir l'arme utilisée. D'habitude, nous retrouvons la plupart du temps, d'infime trace de l'arme utilisée ou du moins un semblant d'empreinte, de là nous pouvons étable un profil probable de l'arme. Zackiel , accroche-toi, cet homme aurait subit un simple coup sur la tête. Un coup de poing dans l'arrière du crâne. Dit Martin, toujours aussi passionné par son travail.

- Comment est-ce possible, je ne suis pas médecin l'ami, mais comment peut-on défoncer à tel point un crâne humain. Regarde-moi cet homme, il est énorme, il pourrait encaisser un choc terrible, et là tu me dis qu'un simple coup de poing à pu faire ça. Dit Zackiel, perplexe.

- Je sais, complètement fou, on pourrait croire qu'il aurait éventuellement fait une chute conséquente, mais ce n'est pas le cas. Il y aurait d'autres coups, d'autres fractures sur le corps, ce qui n'est pas le cas. Bref, laissons cette étrange blessure sur le coté, je poursuis mon analyse si tu le veux bien.

- Je t'en prie Martin, fais donc.

- Ce n'est pas ce coup qui a tué notre homme.
- Quoi ! Mais tu as vu son crâne !
- Oui, c'est le coup qui dirons-nous l'a achevé, mais médicalement parlant, notre homme est mort à la suite d'une crise cardiaque.

- Une crise cardiaque, voilà autre chose maintenant ...

- Cet homme avait un taux d'alcoolémie quatre fois supérieur à la moyenne. Complètement explosé, du moins, ce n'est pas tout à fait vrai. L'alcool a un impact différent selon la morphologie, l'âge et le sexe de la personne. Si je prends en considération ses mensurations, notre homme était, hum "stone" Donc encore conscient. Je crois que notre homme à eu la peur de sa vie et c'est ça qui l'a tué. Regarde ses yeux, j'ai été surpris lors que l'on m'a emmené le corps. Cette terreur dans les yeux, m'a fait froid dans le dos. Crise cardiaque suivit de ce fracture au niveau du crâne.

- C'est un peu tiré par les cheveux Martin.

- Certes, mais sans prétention l'ami, j'en ai vu des corps, je me suis que très rarement trompé, au vu de la gravité de l'affaire, il y aura contre expertise, tu en seras averti, ne t'inquiète pas.

- Merci Martin. Dis moi, et ces autres marques ?

- Oui, le fou qui lui a fait ça est complètement givré. Toutes ces blessures sont post-mortem. Un fantasme ? Une impulsivité. Difficile à dire, je suis médecin pas profiler. L'enquête suit son court, mais rien. Aucun preuve, trace, ni témoin. Heureusement que notre malheureusement était déjà mort, car la personne qui lui a fait ça à une connaissance avancée de l'anatomie humaine.

- Qu'est-ce que tu raconte Martin ?

- En résumé, tu sais que notre corps dispose d'un certain nombre de nerfs, de réceptifs entre autre. Si tu touches une flamme, il y a une douleur, l'envoie d'une information au cerveau et enfin un réflexe qui retire la main de la source de douleur. Tu sais aussi que nous sommes à certain endroit plus sensible que d'autre. Si je frappe à l'épaule, un endroit riche en muscle,l'os saillaint, somme toute tu n'auras pas bien mal. Si je te frappe au ventre, aux parties génitales, ce sera moins drôle.

C'est la même chose ici, l'homme qui a fait subir de telles sévices les a porté à des endroits ou la douleur procurée peut être conséquentes voire insupportable. Dans la nature, il y a présentement un illuminé qui n'attend que recommencer ce genre d'activité.

La porte grinça subitement troublant la quiétude du laboratoire. Un homme de taille moyenne, mal rasé, lui aussi faisait peine à voir. Vêtu dans la hâte, il portait un dossier. S'avançant avec un air hautain, il salua le légiste ainsi que Zackiel.

- Bonsoir, et bien Martin, j'ignorais que vous aviez un amant. Drôle d'endroit pour se rencontrer. Mais vous les médecins ne me surprenez pas. Votre relation avec la mort me dégoûte. Dit le mystérieux étranger.

- Tu es gonflé Patrick, sortant de la bouche d'un profiler. C'est un peu gros comme analyse tu ne crois pas ? Dit Martin sur un ton amusé. Je te présente un ami d'enfance, Zackiel.

Après un échange de bon procédé, Patrick, le profiler s'invita à la table et jeta un regard vers le corps du défunt.

- Martin, parce que c'est toi, je peux déjà te dresser un début de profil de notre cher ami. Allons-y. Notre homme n'est pas fou, je sais ça peut sembler paradoxale, mais nous, enquêteur n'avait pas la même conception de fou. Dans le cas qui nous intéresse, l'homme à qui nous avons affaire est méthodique, jouit d'une certaine intelligence et patience. Il n'y a qu'a voir la manière de tuer, ce n'est pas l'oeuvre d'un homme de main quelconque.

Autre chose, ce n'est pas une personne qui souhaite assouvir un fantasme. Non, rien de sexuel ou aucun besoin de nourrir une quelconque pulsion. Selon moi, cette personne accomplit son oeuvre dans la plus stricte indifférence. J'hésite entre une personne qui donne la mort par simple plaisir, se croyant supérieur ou jouant le rôle de dieu ou alors nous avons affaire à un être qui se venge de ce qu'il est ou ne veut pas être. Il pourrait très bien abhorrer ce qu'il est. Sa propre image. Ce qui expliquerait en partie, les sévices post-mortem. Car oui, le tueur n'a pas souhaité faire souffrir sa victime, il le tue et ensuite s'amuse si j'ose dire. Du moins, pour lui, cet homme n'est qu'une page d'un livre, l'explication de son oeuvre, un message qu'il souhaite transmettre aux autres.


Le profiler continua son long monologue sur de nombreuses théorie, Zackiel buvait ses paroles. Enfin, il était déjà 6h du matin, et il fallait quitter le laboratoire. Les trois personnes prirent congés, Zackiel avait la tête pleine et remercia son ami et l'analyse pertinente du profiler.



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MessageSujet: Re: Journal d'un Quotidien - 9 jours avant un changement.   Jeu 18 Nov - 9:18

Il y a quatre jours

La buée envahissait la vitrine du café. Douce chaleur qui s'exposait au mordant froid du dehors, heureusement elle jouissait d'une vitre conséquente pour résister aux assauts d'un froid qui provenait d'un vieil hivers.

Zackiel bien que faisant notoirement partie de la catégorie casanier pouvait de temps à autre quitter sa tour d'ivoire et faire l'effort de partager un café avec la présence de parfaits inconnus. Somme toute, l'ambiance lui plaisait. Ce n'était pas ici une clientèle type de ce qu'il abhorrait, non, des gens intéressants, du moins pour Zackiel. Une femme à la chevelure blonde et au lunette bien trop grande pour elle, lisait une nouvelle. Dans le coin près de la cheminée, un couple semblait débattre sur une quelconque théorie. Mais ce fut surtout le regard à l'opposé du bar qui attira l'intérêt de notre cher ami.

De longs cheveux châtain, le regard sévère mais à la fois mystérieux, de fines lèvres qui devait être au combien douce, un nez fin et un visage plutôt ovale. Une charmante jeune femme qui éveilla la curiosité d'un être meurtri par les siens. L'introverti fit quelque chose qu'il n'aurait jamais osé faire, il se leva et se dirigea vers la jeune femme occupée entre café et lecture. La jeune femme fit mine d'être plongée dans son livre, mais visiblement, la présence de cet intrus dans sa sphère privée l'a mettait mal à l'aise.

- Excusez-moi mademoiselle, je ne voudrai pas vous déranger. Je me nomme Zackiel. Ecoutez, cela va vous paraître absurde, voire étrange mais je n'irai pas par quatre chemin. J'éviterai les lourdeurs coutumière des clins d'oeil et des dragues passées de mode. Je vous trouve charmante et mystérieuse et j'aimerai simplement discuter avec vous.

Zackiel fut lui-même surpris de son audace à la limite de la prétention. L'introverti devenait en l'espace d'un instant un être ouvert et sur de lui. Mais bientôt, un stress naissant le trahira et il portera machinalement sa main dans sa poche, mimant de jouer avec des clés invisibles. Le regard sévère de la jeune femme semblait l'analyser, pour Zackiel, cette séance devenait interminable et dérangeant.

- Je m'appelle Ania, je suis enchantée. Elle lui offrit son plus beau sourire avant de poursuivre.
Pour être honnête Monsieur Zackiel, je vous trouve amusant et intéressant, cette spontanéité et cette franchise me plait énormément, prenez donc place. J'ai justement besoin d'un avis concernant cette nouvelle.

Zackiel s'exécuta et mit un temps à réaliser ce qu'il lui arrivait. Cela faisait des lustres qu'il n'avait pas échangé avec un dame. Reclus tel un animal, les seules relations étaient celles du travail, la boulagère, et son ami Martin.

- L'homme dans cette nouvelle est éperdument amoureux de sa dulcinée. Elle souffre d'une maladie grave, cependant son calvaire durera encore bien des années. Elle souffre le martyre au quotidien. Elle lui demande de mettre fin à ses jours. Il refuse obstinément voyant un espoir et étant positif. Chaque jour, au revenir du travail, il se rend à l'hopital pour voir sa douce compagne. Elle souffre, les larmes envahissent un visage meurtri par la douleur, les anti-douleurs ne font plus effet.
Cet homme à mal, il a l'impression d'infliger de telles douleurs à sa femme. Mais il est convaincu que sa femme va s'en sortir, il croit au traitement que le professeur X à Genève s'évertue à mettre au point. Le lendemain, comme à son habitude, il va voir sa femme, la porte est fermé, le lit et fait. Elle est morte, suicide.


L'homme est anéanti, il bascule dans la folie. Il se saisit d'une arme qui possède dans le fond d'un tirroir et revient à l'hopital. Il fait un carnage sur les médecins et autres infirmières. Un véritable massacre. Il est abbatut froidement par la police locale. Qu'en pensez-vous ?

Zackiel était surpris, mais par cette simple question trouva Ania bien plus intéressant, il réfléchît quelque instants et répondît:

- L'homme est la victime dans cette triste histoire. Il s'évertue à croire en l'espoir, chaque jour il lutte à sa façon. Certes, c'est sa femme qui est souffrante et connaît le martyre, mais est-il pour autant indifférent voire insensible à ce qu'il arrive. Je ne le crois pas, selon moi la souffrance morale, psychique est bien plus pénible que la physique. Cet homme se voyant incapable d'aider sa femme s'accroche comme il peut à l'espoir, il n'a plus que ça. Sa femme est souffrante, la pauvre oui, je comprends son calvaire. Mais par ce geste désespérance, elle nuit à tout espoir et trahit cet amour, cette confiance émanant directement des liens du mariage. Cet homme par son geste crie son désespoir et se vide d'une souffrance sans nom.

- On peut dire que vous avez un avis bien tranché à ce sujet, c'est intéressant. Je ne sais pas quoi vous dire, mais je vous remercie pour cette vision constructive.

Les cafés s’enchaînèrent aux rythmes des heures, rire et intérêts devenant de plus en plus important.

- Alors Zackiel, j'aimerai en savoir davantage à votre sujet, je connais vos lectures, vos goûts cinématographique, ce que vous écoutez. Mais qui se cache derrière ce mystérieux personnage.

Il était bien tentant de s'ouvrir à cette délicieuse personne qui enfin le voyait dans sa plus noble nature. Enfin, quelqu'un qui l’appréciait à sa juste valeur.

- Je ne suis qu'un petit fonctionnaire vous savez, une chose qui vérifie des chiffres à longueur de journée sous le joug d'un despote.

Ania ne put retenir un rire sincère, l'air sérieux et surtout cette façon de s'exprimer amusait la jeune femme qui l'invita à continuer. Zackiel quant à lui se noyait dans ses yeux et ne pouvait détourner le regard face à ce visage d'ange.

- Pour être honnête, je suis plutôt casanier, je n'aime pas sortir et me mélanger aux autres, je trouve les gens inintéressant et basiques dans leur quotidien. Il s'offre à eux un monde merveilleux, une richesse inépuisable, et eux, aveugles, ils préfèrent jouir d'avantages complètement inutile. Buvant sans la moindre analyse paroles de politiques, suivant une monde, rentrant parfaitement dans un système dénué d'intérêt et insipide. Je suis différent !

- Différent ? Sans doute, vous savez , on le ressent très bien, une certaine, haine pour l'autre.
- Non, c'est la vérité Ania, mais de la à tuer ou faire souffrir les autres, c'est un pas que je ne franchirai jamais.

- Pardonnez-moi Zackiel, je ne l'ai jamais suggéré, j'aime votre vision des choses, mais ne soyez pas trop négatif envers les autres. Je vous en prie. Peut-être ne laissez-vous pas suffisamment de temps à ces personnes, pourquoi ne pas leurs parler plus souvent ?

- Je préfère de loin votre agréable compagnie. Je regrette Ania, mais il se fait tard. Voici ma carte. Si vous souhaitez me revoir.

Ania prit la carte, sourire aux lèvres et salua Zackiel qui l'a salua avant de quitter l'établissement. Ania fit tourner la carte dans sa main, l'esprit embrumé et complètement plongé dans le doute. Quel étrange personnage ce Zackiel
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MessageSujet: Re: Journal d'un Quotidien - 9 jours avant un changement.   Ven 19 Nov - 10:40

Âme sensible s'abstenir



Il y a trois jours


L'horloge annonça fièrement les douze coups de minuit, Zackiel qui ne trouvait guère sommeil, contemplait un ciel dégagé. Il avait pour habitude de se plonger dans le noir et d'être baigné par les lueurs naturelles d'une nature mordue de toute part par une ville qui s’agrandissait de jour en jour. Combien de temps encore durerait se viole végétale. Combien d'arbre encore subirait le joug de prometteur peu scrupuleux de l’environnement mais davantage de l'épaisseur de leur porte-feuille. Une escalade qui sans doute ne s’arrêterait pas du jour au lendemain. Un livre posait sur la petit table qui lui servait à passer le repas, éprit d'une soif soudaine, il se dirigeait à pas feutrés évitant soigneusement la planche sur sa gauche qui aimait se plaindre d'un gémissement des plus grinçant. Un peu de vin, ça n'était pas pour lui déplaire, il vida un premier verre, puis un second. Il pensait à Ania, qui ne l'avait pas encore rappelé, mauvais signe sans doute. Peut-être avait il été trop audacieux, téméraire dans son approche ou s'était il trop ouvert d'un coup. Le téléphone troubla sa réflexion, il décrocha et salua son interlocuteur d'une voix pâteuse.

- Bonsoir
- Zackiel ! Excuse moi de t'appeler à une heure pareille.
- Martin, ce n'est pas grave l'ami, je cherchais le sommeil, mais ce n'est pas évident.
- Zackiel, fonce au labo !

Le bruit caractéristique d'un téléphone qu'on raccroche résonna longtemps dans la tête de Zackiel qui déjà s'afférait à trouver des vêtements discrets. Les bus se faisaient rares à une heure pareille, mais il pu monter dans l'un des derniers qui le rapprocha suffisamment du labo. La lumière suintait au bas de la porte et Zackiel pénétrât dans ce lieu de mort avec cette odeur caractéristique.

Martin était là, debout, comme tétanisé, Zackiel put lire en lui une forme de terreur.

- Alors vous entrez ou vous sortez ? Comment on se retrouve, Zackiel c'est bien ça ? On dirait que nous sommes invités à la même fête.

Zackiel surprit n'avait pas vu Partrick le profiler le seconder, l'homme n'avait visiblement pas beaucoup dormi et l'excitation se lisait dans son visage.

- Bonsoir Patrick, la mort vous intéresse t'elle autant ?
- La mort ? Non, c'est celui qui la donne mon cher ami que me passionne. Vous croyez que je fantasme sur ces cadavres ? Oui c'est le cas, je dois le faire, me mettre à la place de cette ordure pour l'empêcher de poursuivre son oeuvre.

- Excusez-moi je n'avais pas pris la chose sous cet angle
- Oh ce n'est pas grave. Dit le profiler tout au gratifiant Zackiel d'une tape amicale.

- Approchez, je vous préviens, le précédent à coté de celui-ci c'était un conte pour enfant ...

Étrangement, Martin le légiste n'en était plus un, d'habitude il dirigeait les opérations, là , il semblait se positionner en spectateur, ce qui était pour dire de la gravité de la situation. Il tira délicatement le drap blanc du corps. Les relents de cadavre embaumaient la pièce, un lieu froid dominé par l'alluminium et une ambiance particulière. Le corps de la victime avait été retrouvé aux abords du lac par des promeneurs. Attiré par l'immonde odeur d'un corps qui déjà retournait à ses origines.

L'horreur avait donc ce visage, difficile de définir cette chose qui se tenait devant eux. Un homme ? Aucun doute la dessus, mais l'état de son corps était déplorable. Les sévices mêlés au méfait d'un séjour dans l'eau rendait le tableau cruel. Martin se saisit d'un dictaphone et débuta l'opération.

- Jour trois du neuvième mois mille neuf cent .... Alfred Ther... 45 ans, Caucasien ...Un mètre soixante-cinq pour quatre vingt dix (nonante/90) kilogrammes. Praticien opérant : Professeur Martin .... - Témoin L'inspecteur et profiler Patrick Loni.... - début de l'opération à six heure et vingt-cinq minute, heure de ....

L'homme a subit un long séjour dans l'eau, estimation 8 jours. Nombreux sévices sur le corps. Tête absente du corps, retrouvée quelque mètre plus loin.


Martin débuta son office, la lame fendit avec une facilité déconcertante la chaire du malheux, il procéda à une ouverture du thorax d'y en y : procédé ancien encore employé par les anciens praticiens. Il sortit, le coeur, le foie et autres organes nécessaires, il pesa chacun d'entre eux, remplit une fiche et les mis au frais. L'homme n'était plus qu'un vieux coussin tout décharné, qui avait perdu son contenant, une vision pénible qui terrifia et fascina Zackiel.

- Mes amis, le meilleur pour la fin, je vous préviens, si c'est trop dur, allez prendre l'air, c'est pas beau à voir ...

Personne ne bougea, même si il l'aurait souhaité, ses jambes ne répondaient plus, Zackiel assista donc impuissant à la suite des opérations. Martin posa sa lame à un endroit précis de la tête décomposée du malheureux. La peau s'écarta sous le passage de la lame. Martin fit quelque chose qui traumatisa à vie Zackiel. Ayant coupé d'une certaine manière la peau du crâne, Martin rabatta une partie de ce visage sur lui-même. Zackiel sentit la nausée poindre et ne put la retenir, il vida son estomac, il était blanc comme un linge et du se coucher, Patrick , le profiler vint à lui, le réconfortant d'une tape amicale et lui servant un verre d'eau. Martin, ne fut pas troublé, il devait continuer. Le cerveau apparût hors de sa boite craniniène, tel un trésor tant convoité. Il sectionna sa base et le pesa et lui fit subir une analyse minutieuse avant de le ranger au même endroit que ses confrères organes.

- Mes amis, vous aurez mon rapport pour demain à la première heure, du moins, il y a beaucoup à dire. Cet homme n'a pas souffert mais son corps ... l'enfer existe mes amis.



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MessageSujet: Re: Journal d'un Quotidien - 9 jours avant un changement.   Sam 20 Nov - 10:20



Il y a deux jours.


Un homme était affalé dans un fauteuil, et ce, dans une position peu coutumière. Un bouteille brisée au pied du fauteuil, vestige d'une vaine tentative de l'oubli. Zackiel n'avait pas dormi de la nuit, voyant sans cesses les fantômes de ce pauvre l'homme l'hanter par une série de flash désagréable. Dans quelque heures, le soleil triompherai de la nuit, et une nouvelle journée débuterait. Martin était sans doute déjà en train d'officier et à s'étendre sur un dossier conséquent. Mais le praticien avait été sensible au corps qu'il avait manipulé, pourtant officiant depuis de nombreuses années, ce corps n'en était qu'un de plus.vUne fois de plus, le téléphone résonna, il n'était que cinq heure du matin.

- Zackiel, pas le temps aux excuses, j'ai eu votre numéro via votre ami Martin, venez donc au (x) nous pourrions discuter de cette affaire, j'ai besoin de quelqu'un pour que nous réfléchissions ensemble à cet tueur.

- Patrick, tout va bien ? Votre voix semble ....

- Zackiel, venez, ne vous inquiétez pas, je vous offre l'opportunité de plonger dans un monde exaltant, Martin avait assuré de votre curiosité.

- Il n'avait pas tord, j'arrive.

Une bonne demi-heure plus tard, Zackiel se trouvait devant un vieille appartement, il devait sans doute daté d'une bonne centaine d'année, au vu du style et de la pierre particulière qui le composait. Somme toute, un très joli bâtiment à l'architecture généreuse et particulière. Zackiel fit part de sa présence en posant le doigt sur la sonnette, dans un craquement habituel, la porte céda à l'électronique pour s'ouvrir et ainsi laisser pénétrer Zackiel. Patrick était au second étage, Zackiel avala donc deux série d’escalier avant de voir la plaque en or qui annonçait le nom de l'enquêteur. Il frappa à deux reprises sur la vieille porte de chêne. Un entrez filtra.

Il faisait particulièrement chaud dans cet endroit particulièrement vide de meubles. Un mélange particulier entre bureau d'avocat et celui d'un policier. A sa droite, Zackiel vit ce qui semblait être le coin cuisine, un frigo, une table pour cuisiner, et une vaisselle qui s'accumulait dans l'évier depuis certainement plusieurs jours. A sa droit, le salon, du moins, un semblant de fauteille, une pile de livre sur l'accoudoir et une télévision non loin. Enfin, Martin était assis à sa chaise et semblait s'adonner à l'écriture. Sur le mur d'en face qui faisait face à son bureau, une série de clichés plus sordides les unes que les autres. Des piles de livres sur le bureau, des notes prisent à la hâtes. Un vrai capharnaüm.

- Zackiel, prenez donc cette chaise et approchez. Je vous ai fait venir pour une simple et bonne raison, j'aime après avoir dresser un premier profil, partager ma critique et discuter des éventuenlaité avec cette dite personne, après un certain temps, le profiler trop concerné par l'affaire pourrait perdre cette objectivité indispensalbe à son métier, il se doit d'être quelque part, soutenu par une tierce personne, qui l'empêcherait d'une certaine manière de conclure bien trop vite. Martin dormant comme un bébé, le pauvre il a travaillez toute la nuit, j'ai donc pensez à vous. J'ai l'impression que vous avez une once d'instinct , alors mettons nous au travail.

Patrick, évoqua d'illustre théorie, lui montrant à nouveau des clichés peu ragoutant mais nécessaire pour s'imprégner disait-il. Il donna une explication aux sévices, au pourquoi de certaine blessure. Le temps passait à une vitesse folle et enfin Patrick se lança dans un résumé de son affaire.

- La personne doit être de la ville, les deux corps ont été retrouvé à une distance d'un kilomètre autour de la ville. Ce qui est relativement proche. Les corps sont retrouvés de nuit , si on estime l'heure de la mort, la fourchette des entre deux heures et quatre heure du matin est crédible. La personne doit posséder une certaine force, les deux morts sont des personnes bien portante, la personne doit être un homme assez musclé, car dans tous les cas, les corps ont été déplacé. Selon mes observation, c'est le fait d'une seule et unique personne, pas d'un groupe. La première personne est mort au suite d'une crise cardiaque, la seconde nous l'ignorons encore, Martin doit avoir à peine boucler son dossier. Les deux victimes ont subit des sévices post-mortem, dont l'une d'entre elle qui a perdu sa tête. Manque de sang froid, ou nouvelle étape dans cette oeuvre sordide .... Mystère. Un petit couteau a été utilisé pour pratiquer ces incisions à répétitions. La personne est méthodique et respecte une convention. En effet, chaque victimes reçoit l'équivalent de vingt et un coup de couteau. Nombre religieux, magique pouvant représenter le chiffre, trois, la trinité, un fou religieux ?


- Attendez Patrick, qu'est ce que vous racontez, la trinité ? Religion, quel est le rapport avec ces meutres.

- Zackiel, vous devez savoir que tous les tueurs en série officie en suivant pour la majorité une procédure définie. Vous avez les impulsifs qui tuent par dépit, par souffrance, ou pour mettre fin au fantôme d'un passé. Prenons le cas d'un homme impuissant qui déçu, par l'autre sexe pourrait d'une certaine manière, tuer des femmes, pour ensuite les violer. Il se donne là un pouvoir important, il donne la mort et assouvit ce qu'il n'a jamais pu obtenir, la femme morte et lui vivant et faisant ce que bon lui semble le met dans une position dominante, ce qu'il na jamais été vous voyez ?

Classons ce groupe dans les personnes ayant subit des traumatisme étant jeunes, des humiliations, ici la vengeance prédomine. Un autre groupe, les faux érudit, ces gens qui pour une raison particulière perdent pied, entendent des voix qui leur dit de commettre des meurtres dans un ordre et une manière particulier. Ca pourrait être le groupe de notre cher tueur. Le problème avec ces gens là, c'est qu'ils sont souvent bien plus intelligent que la moyenne. Qu'il décide d'aller à la bibliothèque du coin, et de lire Dante, des lectures sur l'enfer, le paradis et autres démons, voire des écrits relatant d'autres meurtres ou diverses légendes. Ces personnes s’inspirent d'une oeuvre de fiction.

Je n'ai que deux corps sur les bras, mais croyez moi, cela va continuer et je pense sincèrement que notre tueur va poursuivre et suit présentement un livre ou une voix dans sa tête. Je n'ai pas tous ces livres pour faire joli, le profiler se doit d'être sans prétention une personne cultivée, il doit connaître l'histoire, la mythologie et autres religions. Le nombre vingt et un est particulier. En numérologie les chiffres au delà de neuf n'existe pas. En effet, prenons le cas du nombre treize, il n'existe que par le fait de deux chiffres à savoir le un et le trois. Dans notre cas, le nombre vingt et un renvoie vers le chiffre trois.

Le trois est un chiffre omniprésent. Il incarne une stabilité, la société, la pyramide, la trinité : père, fils et saint esprit. La condition de toute vie. A lui seul, il est très symbolique. On pourrait espérer que notre personne n'a besoin d'accomplir que trois meurtre. Soyons un peu fou voir anticipons. Envisageons trois meurtres, ce qui renvoie à vingt et une blessure soit le chiffre trois.

Le chiffre trois domine et semble être l'élément centrale de notre tueur. Tout semble tourner autour de ce chiffre mystique, nous devrions bientôt retrouver le dernier corps, du moins j'en ai la conviction. Element troublant, aucune preuve, aucune trace, rien. Pas un cheveu, aucune trace de lutte. Les victimes connaissaient-elles leur bourreau ? Nous pouvons garder cette éventualité. Cela suffit pour aujourd'hui, prenez donc cette couverture dans l'armoire et dormez un peu dans le fauteauil, il est confortable et dans quelque heures, nous rejoindrons Martin.

Zackiel succomba rapidement à la fatigue, il ne put entendre le coup de téléphone que le profiler reçu dans les prochaines minutes. Patrick prit note sur un bout de papier. Zackiel à son réveille en prendrait connaissance.



J'ai dû vous abandonner.
Je suis à Alderin.... Place.
Un nouveau corps a été retrouvé.
Attendez mon retour.


Dernière édition par Zackiel Minael le Mar 23 Nov - 7:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Journal d'un Quotidien - 9 jours avant un changement.   Mar 23 Nov - 7:02

Il y a un jour

Les premiers flash de la section criminelle crépitèrent un bon moment avant que le profiler n'arrive sur le lieu du crime. Furieux, il entra dans une rage folle.

- Bande d'idiots ! Vous êtes en train de polluer la scène du crime ! Où est le cordon de sécurité et son périmètre ! Il n'y a rien, vous marchez probablement sur les traces de l'assassin. Excédé, Patrick saisit une tasse de café qu'il brisa sur le sol quelque seconde après. Tout était déjà suffisamment compliqué ainsi, si en plus, la scène du crime s'en voyait polluée ou si il y avait interférence, comment pourrai-il mener l'enquête jusqu'à son aboutissement et mettre fin à la folle lubie d'un tueur en série.

- Homme de 34 ans, Eurasien, cheveux châtain , un mètre soixante quatorze, aucun sévices sur le corps constaté pour l'instant : Rupture d'anévrisme suggéré au vu de la dilatation des pupilles. Dit Martin qui déjà s'afférait à une analyse rapide mais minutieuse.

- Walter, approchez, nous allons mettre sur le ventre le corps le corps de la victime.Les deux hommes s'exécutèrent et le mort offrit son dos à la lumière des lumières qui éclairaient la scène du crime. Walter dégluttit et recula d'un bon mètre, Martin mit un temps certain avant de poursuivre. Il jeta un regard à Patrick , comme si il lui demandait de l'aide car ce qui se dressait devant lui était tout simplement impensable.

Patrick approcha, et ce qu'il vit lui retourna l'estomac, impensable, quel sombre fou pouvait donc commettre pareille folie. Ce n'était plus d'infimes coups de lames, mais le dos du malheureux était devenu un support pour son bourreau. Des symboles anciens, un vieil alphabet taillé à même dans la chair du malheureux.

- Patrick ! Qu'est ce que c'est que ces choses sur son dos ? Dis Martin, qui avait de plus en plus de mal à retenir son sang froid.

- Martin, poursuivez votre analyse, je dois connaître la raison de sa mort, je vous donnerai ensuite la réponse.
- La piste de la rupture d'anévrisme est abandonnée. Martin analysa les blessures et fut prit d'une certaine démence. C'est impossible ! Bien qu'ayant une étroite relation avec la mort, le légiste ne put rester indifférent face à l'horreur qu'il contemplait.

- Martin ! Bordel garde ton sang froid, si tu veux qu'on coince cette ordure, dis moi ce qu'il s'est passé ! J'ia besoin de ton soutien pour l'enquête.


- Nombreuses blessures ayant entrainées la mort de la victime, il était conscient lorsque ces écrits lui furent gravés dans la chair. Perte de sang conséquente, mort par crise cardiaque au vu de la douleur infligée et la profondeur des entailles dans le dos. Hémorragie au niveau de l'estomac, les reins semblent n'avoir pas été épargnés

Patrick vint se poser à quelque centimètre du dos du malheureux, il dit tout haut : Fehu , Inguz, Mannaz. Ce sont des Runes Martin ! Je te parle de légendes Nordique, de Odin : dieu Nordique, qui aurait créé les prémices d'un alphabet mystique. Par la suite, ces pierres portant ses symboles furent utilisées pour la divination.

- Divination ?

- Oui, c'est un peu comme tirer les cartes, sauf qu'il s'agit de pierres que l'on lance, la concaténation, la soustraction de pierre entre elles apporteraient une réponse et permettraient de lire l'avenir.

- Mais pourquoi écrire ces symboles sur le dos de sa victime ...

- Mon ami, je crains que nous ayons affaire à quelque chose de terriblement effrayant et surtout imprévisible. Une telle légende ne se finira pas sans heurts, j'ai bien peur que cette affaire nous occupe encore bien des jours. Dit Patrick inquiet.


Dernière édition par Zackiel Minael le Mar 23 Nov - 11:00, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Journal d'un Quotidien - 9 jours avant un changement.   Mar 23 Nov - 7:23

Fin du Prologue :
9 Jours Avant Un Changement


*******************************

Chapitre Premier :
L'éveil

-
Au Parc
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MessageSujet: Re: Journal d'un Quotidien - 9 jours avant un changement.   

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